Document, enregistrement ou témoignage direct d'un événement. L'analyse de désinformation priorise les sources primaires (documents officiels, images brutes, déclarations directes) sur les reprises secondaires qui peuvent réintroduire biais ou erreurs.
Glossaire
Ces définitions s'appuient sur les travaux d'agences publiques et de laboratoires de recherche reconnus (EEAS, Hybrid CoE, EU DisinfoLab, Viginum, Conseil de l'Europe, Meta Threat Reports). Nous n'inventons pas de définition. Quand un terme est contesté ou évolue, l'évolution est signalée.
Un ensemble de comportements majoritairement non illégaux qui menacent ou peuvent affecter négativement les valeurs, procédures et processus politiques. Mené de manière intentionnelle et coordonnée par des acteurs étatiques ou non étatiques, y compris leurs intermédiaires, à l'intérieur comme à l'extérieur de leur territoire.
Pratique consistant à masquer les commanditaires d'un message ou d'une organisation pour donner l'impression qu'il provient d'une initiative citoyenne spontanée. Utilise couramment de faux comptes, des utilisateurs rémunérés ou de faux groupes civiques.
Diffusion simultanée ou resserrée dans le temps du même contenu à travers des comptes, médias ou réseaux, d'une manière qui ne peut être spontanée. Pas automatiquement malveillante : la coordination doit être observée avant toute hypothèse d'intention.
Contenu audio, image ou vidéo synthétique généré ou manipulé par intelligence artificielle, produisant un contenu réaliste mais fabriqué attribué à des personnes réelles.
Processus consistant à faire circuler un narratif depuis une origine à faible crédibilité (canal anonyme, média d'État, faux think tank) via des intermédiaires successifs jusqu'aux médias grand public, en effaçant la source initiale.
Information produite, financée ou dirigée explicitement par un acteur étatique dans un objectif politique. Le fait qu'un contenu soit financé par un État ne le rend pas automatiquement faux ; la distinction compte pour l'attribution et la transparence.